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PRESENTATION DE LA DEMARCHE AGENDA 21 DE L’ILE DE GROIX |
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Qu’est-ce qu’un agenda 21 ? D’où cela vient-t-il et à quoi cela sert-il ? |
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4 - Les Agenda 21 locaux Le sommet de la terre de Rio en 1992 lance le programme "Action 21" - en français Agenda 21 (21 pour vingt et unième siècle). La démarche est détaillée dans un document en 40 chapitres et 2500 recommandations, guide de mise en oeuvre du programme dans le monde entier, à tous les échelons de gouvernance. Il paraît évident que nous, citoyens français “lambda”, sommes bien incapables d’avoir une influence décisive sur le cours du baril de pétrole, la gestion des forêts brésiliennes ou la réforme de la Politique Agricole Commune. Nous pouvons néanmoins agir sur un certain nombre de facteurs, non des moindres, au niveau local et au plan personnel. L’objectif des Agenda 21 locaux [1] est de donner un cadre collectif à ces démarches, à l’échelle de petites collectivités [2]. Quel intérêt ?On peut encore une fois douter de la porté de démarches locales en ce qui concerne des problèmes d’ampleur aussi importante que le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, ou la pollution des océans, pour n’en citer que trois. A quoi bon protéger la biodiversité côtière, si dans le même temps on risque chaque année de recevoir un nouvel "Erika" ou "Prestige" ? Dit autrement, est-il efficace de « penser global et d’agir local » ? Dans les années 1970-80, l’écologie était souvent perçue comme un "luxe de pays développés" ou un lobbie à fort contenu idéologique, éclipsant la science écologique sous-jascente. A part les scientifiques et les personnes directement concernées, peu d’entre nous voyaient par exemple en quoi une agriculture sans pesticides ou la protection des grandes forêts primaires (et la France en possède,... en Guyanne) pouvaient constituer des enjeux essentiels au développement durable de nos sociétés. Depuis une quarantaine d’années, les différentes branches de l’écologie (en tant que discipline scientifique) se sont développées, ont bénéficié progressivement de plus de moyens, et surtout de plus de recul. Nous pouvons dire à l’heure actuelle, que les conclusions du GIEC [3] sur le réchauffement climatique sont aussi fiables que tout autre résultat scientifique d’importance. Le réchauffement climatique annoncé pour le XXIème siècle est une conclusion aussi digne de confiance que les mouvements cycliques de l’anticyclone des Açores, pour rester dans le domaine météorologique. La nécessité de modifier nos activités dans le sens de pratiques durables (ou viables, ce qui revient souvent au même) n’est guère plus contestable. A l’heure où les sciences économiques commencent à s’emparer du sujet (le rapport Stern publié fin 2006 est en est le premier exemple), l’heure n’est plus au doute sur le diagnostic. La justification d’un Agenda 21 local peut donc être perçu de deux façons :
Quel est le cadre du dispositif d’Agenda 21 ?Bien que fortement préconisés au sommet de Rio en 1992, peu d’Agendas 21 Locaux ont été mis en place pendant les dix années qui ont suivi, à une exception notable [4]. Le sommet suivant, à Johanesburg en 2002, a fortement incité les états y participant à passer à la vitesse supérieure. En adoptant la Stratégie nationale de développement durable le 3 juin 2003, le gouvernement français a décidé de favoriser la mise en place de 500 Agendas 21 locaux en 5 ans, notamment sur les territoires bénéficiant d’une aide publique comme les grands projets urbains, les parcs naturels régionaux, les groupements de communes, ainsi que les pays ou agglomérations dans le cadre de contrats territoriaux. Ce n’est donc pas un engagement neutre de la part de l’Etat, et cela a été lancé en 2003, donc plus de 3 ans avant que le pacte écologique de la fondation Nicolas Hulot ne contribue à porter sur la place publique et médiatique française les problèmes d’écologie et de développement durable. De facultatifs, les Agenda 21 pourraient bien devenir une étape obligatoire de l’aménagement du territoire. Et concrètement ?La municipalité de l’île de Groix a décidé de réaliser son Agenda 21 par délibération du conseil municipal du 22 mai 2007. Une réunion publique préparatoire, animée par Edouard Bouin du cabinet E.B Conseil a permis de dégager 6 axes d’action principaux et de constituer 4 groupes de travail (voir ici) pour poursuivre la réflexion. Celle-ci se déroule en trois temps :
Il est important de noter que l’Agenda 21 n’appartient à personne en particulier (au Maire, à ses adjoints ou à une association particulière) : il est le fruit du travail collectif des citoyens désirant y participer. Un Agenda 21 n’est pas de droite ou de gauche, il est la recherche d’un consensus local sur des actions concrètes allant dans le sens de pratiques durables. Rappelons que le chapitre 28 de la déclaration de Rio qui incite les collectivités à élaborer des « Agenda 21 locaux », insiste sur l’implication des habitants, de l’ensemble des acteurs locaux et des entreprises. Le secteur privé n’est donc pas relégué en seconde place, au contraire. De ce fait, le document de synthèse de l’Agenda 21 sera proposé pour validation aux différents élus se présentant sur la circonscription pour les prochaines élections municipales et cantonales. A l’image du pacte écologique de la fondation Nicolas Hulot, il donnera aux électeurs un indicateur de la volonté des candidats d’intégrer ces démarches de développement durable à leur politique. Le plan d’actions sera ensuite périodiquement évalué et renforcé. Tout le monde peut participer et il est souhaitable que toutes les opinions s’expriment. Si vous désirez participer nous vous invitons à vous rendre sur les sections "groupes de travail" et "forum" de ce site. ![]() [1] qui sont décrits au point 28 du programme "Action 21", « Initiatives des Collectivités Locales à l’appui d’Action 21 » [2] Petites par rapport à un état, la CEE, ou les Etats Unis, par exemple. [3] Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat : organisation qui a été mise en place en 1988, à la demande du G7 (groupe des 7 pays les plus riches : USA, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie), par l’Organisation Météorologique Mondiale et par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). En Anglais IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change. Le rôle du GIEC est "d’expertiser l’information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l’homme". [4] La Conférence européenne sur les villes durables a eu lieu à Aalborg (Danemark) en 1994, organisée par l’ICLEI (International Council for Local Environnemental Initiatives) avec l’appui de la Commission européenne et de nombreux réseaux de villes. Elle a réuni 600 représentants de collectivités. La Commission européenne a lancé à cette occasion la Campagne européenne des villes durables, d’où sera issue la Charte d’Aalborg, signée par 80 collectivités. Cette démarche a été réitérée dix ans plus tard, en 2004, et les "Engagements d’Aalborg + 10" ont été signés cette fois par plus de 2060 collectivités de tous pays dont 35 françaises - voir ici. (rédigé par pierre ) |